Après plusieurs trimestres de repli, la distribution de matériel de BTP et la manutention renouent avec la croissance, tandis que la location amorce un redressement progressif. Portée par la vente de matériel neuf, les services et le dynamisme de la location, l’activité repart nettement au second semestre 2025. Si les perspectives des chefs d’entreprise s’améliorent, notamment dans la manutention, l’incertitude politique continue toutefois de peser sur les décisions d’investissement et le calendrier des projets au début de l’année 2026.
Dans ce contexte, la distribution et la manutention renouent avec la croissance, et la location sort progressivement la tête de l’eau. La distribution de matériel de BTP enregistre une croissance de 27% par rapport au T3 2025, et de 3,5% par rapport au T4 2024, après plusieurs trimestres consécutifs de baisse. L’activité est principalement tirée par la vente de matériel neuf et les services. De même, la manutention industrielle et agricole croît de 1,4% par rapport au T4 2024 et de 10,9% par rapport au T3 2025, après un fort recul au trimestre précédent. Le retour de la croissance se doit principalement à la location. Enfin, la location sort progressivement la tête de l’eau, avec une croissance en glissement annuel qui se rapproche de 0% après la chute de -6,7% enregistrée au trimestre précédent et une croissance en glissement trimestriel qui atteint 13%.
L’activité du début de l’année 2026 dépendra en partie du déblocage de la situation politique. Les chefs d’entreprise de la manutention sont particulièrement optimistes pour le prochain trimestre, avec des perspectives d’activité et des intentions d’investissement qui atteignent des niveaux historiquement élevés, ainsi que des intentions d’embauche positives pour la première fois de l’année. L’opinion des chefs d’entreprise de la location s’améliore, avec des soldes d’opinion qui remontent. En revanche, les chefs d’entreprise de la location sont plutôt pessimistes quant à l’activité et aux embauches futures, malgré des intentions d’investir élevées. Globalement, le contexte politique, notamment l’instabilité gouvernementale et les élections municipales, reste la préoccupation majeure des dirigeants : ce ne sont pas les projets qui manquent, mais les projets qui sont repoussés dans l’attente de la stabilisation de la situation.
