John Deere Electronics ouvre sa technologie de vision artificielle aux équipementiers européens. Sa nouvelle unité de traitement de vision (VPU) embarque des fonctions avancées d’autonomie, de perception et de prise de décision en temps réel. Une innovation qui vise les secteurs du BTP, des mines, de la manutention ou encore de la robotique.
John Deere Electronics va plus loin dans l’automatisation des machines mobiles. Le constructeur met désormais sa Vision Processing Unit (VPU) à la disposition des équipementiers européens. Jusqu’ici réservée à la technologie See & Spray, cette plateforme est désormais disponible pour de nombreuses applications industrielles.
Grâce à cette solution, les fabricants peuvent intégrer des fonctions d’autonomie basées sur la vision artificielle directement dans leurs équipements. Les décisions sont prises en temps réel, sans passer par le cloud. Résultat : une meilleure réactivité sur le terrain et davantage de sécurité.
Une plateforme conçue pour le BTP et les environnements exigeants
La nouvelle VPU John Deere a été développée pour fonctionner dans des conditions particulièrement difficiles. Elle est issue de plusieurs années d’utilisation dans le secteur agricole, où elle a déjà démontré sa fiabilité.
Son boîtier certifié IP67 résiste à la poussière, à l’humidité, aux vibrations ainsi qu’aux températures extrêmes. Par ailleurs, John Deere a conçu un système innovant de refroidissement par air. Cette technologie supprime le recours aux ventilateurs internes ou au refroidissement liquide. Les coûts de maintenance sont ainsi réduits.
Une puissance de calcul élevée en vision artificielle
La VPU John Deere embarque un processeur Nvidia, un SSD NVMe de 1 To ainsi qu’un système d’exploitation Linux. Elle peut traiter simultanément plusieurs flux vidéo haute résolution.
En outre, la plateforme dispose de 12 ports caméra avec alimentation par câble coaxial (PoC), de quatre ports CAN, de deux entrées numériques et de trois sorties numériques. Un commutateur Ethernet Gigabit développé par John Deere assure également une communication rapide entre les différentes caméras.
Cette architecture permet aux algorithmes de vision artificielle et d’apprentissage automatique d’analyser l’environnement de la machine puis de déclencher automatiquement les actions adaptées.
Une technologie éprouvée sur le terrain
La VPU a d’abord été développée pour la technologie See & Spray de John Deere. Celle-ci distingue les cultures des mauvaises herbes en temps réel afin d’appliquer les produits phytosanitaires uniquement là où cela est nécessaire.
Cette expérience de terrain a permis de valider la robustesse de la plateforme. Aujourd’hui, cette technologie peut être déployée sur de nombreuses machines automatisées ou semi-autonomes.
De nombreuses applications pour les équipementiers
John Deere cible désormais un large éventail de marchés. La VPU peut équiper des machines destinées :
- au BTP ;
- aux mines ;
- à la manutention ;
- à la robotique ;
- à la sylviculture ;
- aux véhicules spécialisés ;
- aux applications industrielles.
Par ailleurs, plusieurs configurations sont proposées. Les équipementiers peuvent ainsi choisir la puissance de calcul la plus adaptée à leurs besoins et à leur budget.
John Deere veut accélérer l’autonomie des machines
Pour Kerry Koisti, responsable du développement commercial chez John Deere Electronics, cette ouverture répond à une logique simple : transformer une technologie développée en interne en plateforme disponible pour l’ensemble du marché.
Selon lui, l’informatique embarquée jouera un rôle de plus en plus important dans le développement des machines autonomes. La VPU apporte justement une capacité de perception, de navigation et de prise de décision en temps réel. John Deere accompagne également les équipementiers afin de faciliter l’intégration de cette technologie dans leurs propres systèmes.
Avec cette nouvelle offre, John Deere Electronics entend mettre son expertise au service de l’innovation dans les secteurs du BTP, des équipements mobiles et des machines autonomes.
