La Fédération française des Industriels de la préfabrication Béton (FIB) tire la sonnette d’alarme. Dans un contexte de crise internationale persistante, la filière anticipe une hausse durable des coûts et un risque de ralentissement de l’activité dès 2026.
D’abord, une explosion des coûts des intrants
Depuis plusieurs mois, les industriels font face à une forte augmentation des prix des matières premières. Le ciment, l’acier, mais aussi l’énergie et les carburants sont directement concernés.
Par conséquent, les coûts de production des produits préfabriqués en béton augmentent mécaniquement. Cette hausse se répercute sur l’ensemble de la chaîne de valeur, jusqu’au coût final des ouvrages.
Ensuite, un risque de reports de projets dans le bâtiment et les TP
Dans ce contexte, les arbitrages économiques pourraient se multiplier. Certains projets de construction pourraient ainsi être reportés, voire suspendus.
Le logement est particulièrement exposé. Alors même qu’une reprise était attendue, notamment sur la maison individuelle, la dynamique pourrait être freinée. De même, les projets en travaux publics et en génie civil pourraient connaître des décalages.
Par ailleurs, des perspectives 2026 jugées préoccupantes
Après trois années de кризе, la filière espérait un redémarrage. Toutefois, les signaux pour 2026 restent incertains. La combinaison des tensions internationales et de la hausse des coûts pourrait éloigner durablement les perspectives de reprise.
Dans le même temps, les entreprises continuent d’investir, notamment pour répondre aux enjeux de décarbonation et de transition écologique. Mais ces efforts sont fragilisés par la dégradation des marges.
Enfin, un appel aux pouvoirs publics
Face à cette situation, la FIB appelle à des mesures rapides. L’objectif est de limiter l’impact des hausses de coûts et de préserver la compétitivité des entreprises.
Pour la filière, l’enjeu dépasse le seul secteur de la préfabrication. En effet, fragiliser ces industriels revient à impacter l’ensemble de la construction, ainsi que les capacités d’investissement nécessaires à la transition énergétique.
Un poids économique majeur dans la construction
La préfabrication béton représente un maillage industriel dense en France. Le secteur compte 420 entreprises, 655 sites de production et près de 18 500 emplois directs.
Il génère près de 2,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires et intervient à la fois dans le bâtiment (58,6 %) et les travaux publics (41,4 %).
