Le Groupe Grisoni franchit une nouvelle étape dans l’innovation durable. L’entreprise annonce l’industrialisation du béton biosourcé C.A.S.E.A., intégrant de la caséine issue de la filière laitière.
Objectif : réduire l’empreinte carbone du béton tout en conservant les performances du génie civil.
Un béton bas carbone
D’abord, ce nouveau matériau s’inscrit dans un contexte clair. Le secteur de la construction doit réduire ses émissions de CO₂.
Ainsi, le béton C.A.S.E.A. répond directement aux objectifs de l’Organisation des Nations Unies et de son Agenda 2030.
Son principe est simple : remplacer une partie des adjuvants pétrochimiques par des polymères naturels issus de la caséine.
Résultat : un béton plus durable, sans compromis technique.
Des performances techniques validées
Ensuite, le matériau affiche des performances solides, conformes à la norme SIA 262.
Concrètement, il permet :
- une réduction du ciment jusqu’à 15 %
- une baisse des émissions de CO₂ de 20 à 30 %
- une meilleure fluidité pour la mise en œuvre
De plus, ses propriétés rhéologiques améliorent la qualité du béton sur chantier.
Une innovation issue de l’économie circulaire
Par ailleurs, ce projet repose sur une collaboration locale avec l’Interprofession du Vacherin Fribourgeois.
Chaque année, entre 25 et 30 tonnes de sous-produits issus du Vacherin Fribourgeois AOP sont réutilisées.
Ainsi, ces ressources deviennent des matières premières pour le BTP.
Cette approche illustre parfaitement les principes de l’économie circulaire appliqués à la construction.
Une première application sur un ouvrage d’art
Enfin, le béton C.A.S.E.A. passe à l’échelle industrielle.
Dès juillet 2026, il sera utilisé pour un pont dédié à la mobilité douce en Gruyère.
Ce chantier mobilisera :
- 452 m³ de béton biosourcé
- une application sur culées et tablier
Une première pour un ouvrage d’art de cette envergure en Suisse.
Vers une nouvelle génération de matériaux de construction
Avec cette innovation, le Groupe Grisoni confirme une tendance de fond du secteur.
En effet, les matériaux biosourcés prennent une place croissante dans les projets de construction.
Ils permettent à la fois :
- de réduire l’empreinte carbone
- de valoriser les ressources locales
- et d’innover dans les pratiques de chantier
