À Rives-en-Seine (Seine-Maritime), un site naturel longtemps oublié retrouve vie. Porté par Caux Seine agglo et réalisé par NGE et ses filiales, le chantier de réhabilitation de la zone humide du Caudebecquet marque une nouvelle étape dans la préservation de la biodiversité.
Un ancien méandre de la Seine à restaurer
Située au cœur du Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande, la zone du Caudebecquet a subi de lourdes transformations au fil des décennies. Remblais, lagunes d’épuration et peupleraies industrielles ont profondément modifié son équilibre. Objectif du projet : redonner à cet écosystème son rôle naturel de régulation hydrologique et de refuge pour la biodiversité.
Dessiné par le bureau d’études Alise Environnement, le projet associe plusieurs expertises : génie civil, aménagement paysager et gestion écologique.
Sous la houlette de NGE, et ses partenaires NET et Biod.I.V, le chantier s’étale de juin à décembre 2025.
Au programme :
- Décapage de 32 000 m²,
- Évacuation de 42 000 m³ de déblais,
- Création d’un nouveau lit de rivière (1 300 m³),
- Replantation de 4 000 végétaux hygrophiles,
- Élimination de 2 000 m³ d’espèces invasives.
Un suivi technique rigoureux encadre l’ensemble des opérations pour garantir la sécurité. Mais également la conformité réglementaire et la préservation des espèces locales.
Un chantier vitrine du génie écologique
Au-delà des travaux, le projet s’inscrit dans une logique globale de résilience climatique. En restaurant la zone humide, le site retrouve sa fonction de zone tampon face aux crues et contribue à protéger les communes situées en aval. Une promenade pédagogique traversée par un tronçon du GR2 permettra aussi au public de redécouvrir ce patrimoine naturel.
« Ce chantier illustre notre volonté de conjuguer préservation de la biodiversité et sécurité des habitants, tout en valorisant un site d’exception », souligne Bastien Coriton, maire de Rives-en-Seine et vice-président de Caux Seine agglo. De son côté, Louis Decotignie, directeur opérationnel de NGE Normandie Centre-Val de Loire, y voit « un exemple concret du génie écologique appliqué au territoire, où infrastructures et nature se réconcilient ».
Avec un budget de 1,2 million d’euros, cette opération exemplaire témoigne de la volonté des acteurs publics et privés d’intégrer dans une dimension écologique. Entre protection de la faune et gestion des eaux pluviales , le Caudebecquet devient un modèle de restauration.
Un symbole fort, à l’heure où les territoires cherchent à s’adapter au changement climatique sans renoncer à leur patrimoine naturel.
