Implanté au cœur du site de développement et de production alsacien, ce nouvel outil permet de reproduire de manière accélérée les contraintes rencontrées sur les chantiers. Vibrations, torsions, chocs ou encore flexions sont simulés dans des conditions contrôlées afin d’évaluer la résistance des structures. Selon Liebherr, une heure d’essai équivaut à 17 heures d’utilisation réelle, réduisant ainsi les délais de validation des nouvelles conceptions.
Cette proximité avec les équipes d’ingénierie doit également permettre de raccourcir les cycles de développement. Les éventuelles faiblesses structurelles sont identifiées plus rapidement, avant d’être confirmées par des essais en conditions réelles chez les clients.
Au-delà de la validation mécanique, le banc d’essai constitue aussi un terrain d’expérimentation pour les technologies d’autonomie développées par le constructeur. Les pelles utilisées sur l’installation réalisent leurs cycles d’essais sans opérateur à bord. Les opérations sont pilotées et surveillées à distance depuis une salle de contrôle, grâce à un système de caméras et à plusieurs dispositifs de sécurité associant capteurs, lasers, contrôle d’accès et géolocalisation GPS.
Le projet, porté par le département essais de Liebherr France, a nécessité neuf mois d’études puis sept mois de travaux. Une grande partie des ensembles mécano-soudés a été fabriquée directement sur le site de Colmar, mobilisant les compétences des équipes de production locales.
Avec cet investissement, Liebherr renforce les capacités de son centre alsacien, tout en confirmant l’importance croissante des essais accélérés et de l’automatisation dans le développement des engins de chantier de nouvelle génération.
