Intervenir sous plusieurs mètres d’eau dans un port insulaire constitue un défi rare. De plus, le site de l’île de Cavallo, en Corse-du-Sud, reste accessible uniquement par voie maritime. L’entreprise Travaux Maritimes et le fabricant Sika ont mené cette rénovation exigeante sans compromettre la qualité des réparations.
Pour réussir ce chantier sous-marin, Sika a mobilisé son service technique et les équipements de son Global Technical Center. Ensemble, ils ont ajusté la formulation du mortier SikaGrout-234, associée à l’agent Sika Stabilizer-210 Water. Cet accompagnement sur mesure illustre parfaitement la capacité de Sika à concevoir des solutions adaptées aux contraintes extrêmes.
Un savoir-faire technique adapté aux milieux hydrauliques
Située au large de Bonifacio, l’île privée de Cavallo abrite un port dont les ouvrages nécessitaient une intervention urgente. En effet, il fallait réparer les poteaux de quai et conforter les massifs en béton immergés. Cette opération garantit désormais la pérennité de l’ouvrage et la sécurité des bateaux lors des accostages.
Des structures fortement dégradées par la mer
Construits en 1993, les piliers subissaient les assauts constants du milieu marin. Par conséquent, les tempêtes automnales et hivernales ont altéré la structure en béton. De surcroît, les manœuvres répétées des navires durant la saison estivale ont accentué ces dégradations mécaniques.
Une préparation minutieuse par des scaphandriers
Avant de couler le nouveau matériau, des équipes de scaphandriers ont réalisé une hydrodémolition ciblée. Ainsi, ils ont purgé le béton altéré et nettoyé les supports. Ensuite, les compagnons ont installé un coffrage étanche autour des poteaux afin de pouvoir couler le mortier directement sous l’eau.
L’avis du terrain
« Au port de Cavallo, nous devions relever un véritable défi : intervenir sur des poteaux de quai et des massifs en béton immergés, dans une zone constamment exposée à la houle et aux courants. Grâce aux solutions Sika, nous avons pu mettre en œuvre un mortier parfaitement adapté à ces conditions extrêmes, qui assure aujourd’hui la durabilité de l’ouvrage et la sécurité de l’accueil des bateaux. »
— François, Gestionnaire du port de Cavallo.
Le Global Technical Center, un atout majeur pour le projet
Le choix des matériaux s’est porté sur le SikaGrout-234, un mortier hydraulique fluide à retrait compensé. Pour lutter contre le délavage en milieu aquatique, les équipes y ont ajouté le Sika Stabilizer-210 Water. Cependant, la réussite de l’injection sous-marine exigeait des validations préalables en laboratoire.
Des essais de formulation rigoureux
Le Global Technical Center a réalisé plusieurs phases de tests pour fixer le dosage optimal. D’une part, il fallait vérifier la stabilité du mélange face à l’eau. D’autre part, il était indispensable de valider sa pompabilité avec des machines compactes adaptées au site.
- Fluidité : le mortier devait circuler facilement dans les tuyaux de pompage.
- Cohésion : le mélange devait résister au délavage dès son contact avec la mer.
L’analyse technique
« À Cavallo, la difficulté n’était pas seulement de réparer un béton immergé, mais de rendre la solution réellement applicable dans un environnement soumis à la houle et aux courants. Le travail technique de formulation mené conjointement avec notre Ingénieur Produit au Global Technical Center a permis de sécuriser le dosage et la pompabilité du mélange avant son déploiement sur le chantier. »
— David Arnaud, Responsable technique et commercial chez Sika.
Une logistique insulaire anticipée au sac près
L’isolement géographique de l’île imposer une rigueur logistique absolue. Par conséquent, chaque palette de produit Sika a d’abord rejoint un point de vente continental ou corse. Dans un second temps, l’entreprise Travaux Maritimes a organisé l’acheminement maritime vers la zone de travaux.
Une coordination étroite entre les acteurs
La réussite globale reposait sur une synchronisation parfaite des équipes. Ainsi, l’applicateur local, les scaphandriers de la société Mare Nostrum et les ingénieurs Sika ont travaillé en lien direct. Ils ont ajusté les cadences en fonction des fenêtres météorologiques et des capacités de stockage sur le quai.
En conclusion, comme le souligne Philippe Rulfo, responsable technique mortier chez Sika :
« Ici, impossible de travailler comme sur un chantier terrestre, la mer reste présente à chaque étape. Elle exerce ses courants, favorise le délavement des matériaux frais et entraîne parfois l’interruption des opérations lorsque la houle se renforce. À ces contraintes techniques, s’ajoute l’isolement de l’île, qui exige d’anticiper précisément les approvisionnements, le matériel et les séquences d’intervention. »
