Layher : faire de l’échafaudage, un outil de performance du chantier

Par Paul Lecaplain |

Face à un marché du bâtiment sous tension, Layher profitait de Batimat 2026 pour afficher ses ambitions : élargir son rôle au-delà de l’échafaudage et accompagner ses clients de la conception jusqu’à la réception des ouvrages. Au programme : nouvelles solutions techniques, outils numériques et retour d’expérience sur plusieurs chantiers patrimoniaux emblématiques.

Layher : faire de l’échafaudage, un outil de performance du chantier

Lors de la deuxième journée de Batimat, Layher tenait sa traditionnelle conférence de presse avec son Président, Eric Limasset en maître de cérémonie. Ce dernier a fait un état des lieux conjoncturels pour planter le décor. Pas de surprise :  le marché du bâtiment reste difficile. « Pour 2026, la Fédération française du bâtiment prévoit un recul de 0,3 % du chiffre d’affaires du secteur en volume, tandis que l’activité de rénovation reste orientée à la baisse. Dans le même temps, le logement neuf montre des signes de reprise, avec une hausse annoncée de 15,4 % des mises en chantier sur douze mois », résume le dirigeant en introduction. Un contexte, selon lui, pour que les entreprises soient amenées à « rechercher davantage d’efficacité et de visibilité ». Et Layher en tête de file.

La filiale française revendique plus de 101 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la troisième année consécutive, un parc locatif de 50 000 tonnes de matériel et plus de 1 700 clients en 2026. Derrière ces chiffres, l’entreprise met surtout en avant la diversification de ses activités.

« A nous d’être agiles »

Pour Eric Limasset, « l’échafaudage n’est donc plus présenté comme un produit isolé mais doit plutôt être vu avec une approche 360° articulée autour de l’étude, de l’ingénierie, de la location, de la formation, du conseil et des outils numériques ». Layher fait état d’un bureau d’études réalisant ainsi plus de 2 500 études par an, tandis que l’entreprise développe parallèlement des solutions permettant de préparer et de suivre les opérations de manière plus numérique. L’objectif affiché est clair : « intervenir sur l’ensemble de la chaîne pour gagner en efficacité, en sécurité et en maîtrise des coûts. A nous d’être agiles », explique Eric Limasset. Et pour accompagner ses dires, l’entreprise poursuit le développement de ses nouveautés.

Avec FlexDeck notamment, un système modulaire pour les travaux réalisés sous les ponts et les ouvrages d’art. Sa conception permet un montage par avancement, sans grue, sans outil et sans alimentation électrique. Les planchers sont directement accrochés à la poutre et sécurisés par un dispositif anti-soulèvement.

L’autre évolution majeure se joue dans le numérique avec WINDEC 3D 6.0. L’outil permet de modéliser des structures complexes, de visualiser le résultat et surtout d’anticiper les besoins matériels avant le démarrage du chantier.

La démarche ne s’arrête pas à la conception. L’application Layher Réception prend ensuite le relais sur le terrain. Les informations préparées dans WINDEC 3D peuvent être transmises à l’application, où les équipes réalisent les contrôles et complètent les procès-verbaux avec photos, commentaires, signalements et signatures. Les données sont ensuite centralisées dans WINDEC 3D.

Une manière, pour Layher, de rapprocher le bureau d’études du chantier et de faire du numérique un outil opérationnel plutôt qu’une simple vitrine technologique.