Sans grand étonnement, ce dernier met en évidence une recrudescence des vols de véhicules et d’équipements dans le secteur du BTP.
Une augmentation des vols et un secteur vulnérable
Entre 2024 et 2025, le nombre de vols d’engins a doublé, et le risque de vol pour l’ensemble des véhicules professionnels a augmenté de 108 %. Cette situation affecte grandement les professionnels, puisque 7 entreprises du BTP sur 10 sont concernées par le vol.
On remarque que les vols se concentrent principalement sur les chantiers (6 vols sur 10) et surviennent majoritairement pendant les périodes non surveillées : deux vols sur trois ont lieu la nuit, et la moitié se déroule le week-end. Par ailleurs, le risque de vol est plus élevé quand les parcs automobiles atteignent 10 véhicules utilitaires et/ou 3 engins. De façon assez surprenante, les véhicules utilitaires représentent près d’un tiers des vols (29%), et leur part parmi les véhicules volés a augmenté de 37 % en un an.
Des entreprises en difficulté
Ces vols répétés fragilisent grandement les entreprises, un tiers des professionnels citent notamment le risque de faillite comme première conséquence des vols. En effet, le coût moyen du dernier vol subi par une entreprise en 2025 s’élevait à 45 000 €, soit une augmentation de 45 % par rapport à 2024. Au-delà des coûts de matériel, le montant moyen de la perte d’exploitation, subi par ¾ des professionnels, est de 85 000 €.
Une solution de récupération après-vol
Près de deux entreprises sur trois disposent d’une solution de sécurisation, et pourtant, dans 6 cas sur 10, ces dispositifs ne permettent pas la récupération du matériel volé.
C’est dans ce contexte que Coyote propose la solution Coyote Secure, un traceur autonome résistant au brouillage, ainsi qu’une équipe de détective 24h/24 et 7j/7. Ce dispositif a permis de récupérer 78 % des engins de chantier volés en moins de 48h.
« Avec 1 vol toutes les 4 minutes, la France est le pays européen le plus touché par le vol de véhicules. Cela touche les particuliers tout comme les entreprises. En 2025, nos détectives Coyote ont mené des opérations dans 9 pays différents en Europe. Notre technologie et la coopération régulière de nos équipes avec les forces de l’ordre dans la grande majorité des pays européens nous ont encore permis de contribuer considérablement à réduire le coût et les impacts du vol de véhicules pour nos partenaires et nos clients. », explique Stéphane Curtelin, Directeur Marketing et Produits Coyote
Anne-Gaëlle Manac’h décrypte les résultats
La responsable marketing B to B chez Coyote Business Services a analysé les résultats de ce baromètre :
Y-a-t’il un résultat qui vous a particulièrement surpris ?
A-G.M : Le coût financier de ces vols est l’élément le plus surprenant. Le coût moyen du dernier vol subi par une entreprise s’élève à 45 000 €, un montant considérable qui pèse lourdement sur leur trésorerie. Cette moyenne représente une augmentation de 45 % par rapport à la dernière édition du baromètre. Aujourd’hui, les entreprises se sentent en danger et craignent pour leur pérennité, avec une estimation que trois entreprises sur dix pourraient se retrouver en situation de faillite à la suite de ces vols.
Ce baromètre confirme-t-il les prévisions que vous aviez faites l’année dernière, ou avez-vous remarqué un changement de trajectoire ?
A-G.M : Bien qu’il soit difficile d’établir des prévisions précises, nous constatons un alourdissement de la tendance. En cumulant l’ensemble des vols subis sur plusieurs années, les trois quarts des entreprises affectées déclarent une perte d’exploitation moyenne de 85 000 €, sans même inclure le coût du matériel. Les conséquences économiques sont donc extrêmement sévères.
Quels sont, selon vous, les principaux facteurs qui expliquent ce résultat ?
A-G.M : Les facteurs clés sont d’une part le moment où les vols se produisent, donc majoritairement la nuit et le week-end, lorsque les chantiers sont déserts, et d’autre part, la perception erronée de l’efficacité des dispositifs de sécurité classiques. De nombreux équipements sont suivis par géolocalisation, ce qui donne l’illusion d’une protection contre le vol. Or, il est avéré que dans six cas sur dix, les entreprises volées disposaient de systèmes de sécurité qui n’ont pas permis de récupérer le matériel.
Le baromètre expose-t-il de nouveaux modes opératoires pour dissimuler les véhicules ?
A-G.M : Dans le secteur du BTP, l’absence de marquage clair, de carte grise et de plaque d’immatriculation rend l’idée de « maquillage » des véhicules moins pertinente, même si certains engins peuvent être logotypés.
Ce que nous observons en revanche, c’est l’implication accrue du crime organisé dans ces vols. Un véhicule volé sur un chantier peut être très rapidement exporté à travers l’Europe. C’est pourquoi la zone d’opération de récupération de Coyote couvre l’intégralité du territoire européen.
Quelles sont à ce jour les solutions anti-vol les plus fiables et les plus pertinentes face à ce phénomène ?
A-G.M : Malgré la mobilisation de divers moyens de sécurité par les entreprises (comme les chaînes), l’efficacité sur le terrain repose sur une solution spécifiquement dédiée à la récupération après-vol, et non sur une solution polyvalente intégrant la géolocalisation et l’exploitation.
Les critères essentiels sont un boîtier extrêmement discret, autonome et résistant au brouillage. Pour contrer les nouvelles technologies de brouillage, il est impératif de disposer d’un produit résistant qui permette surtout l’engagement de moyens humains sur le terrain. À cet effet, l’équipe Coyote déploie ses propres détectives pour localiser les actifs dérobés.
