Vinci affiche une hausse record des prises de commandes

Par Armand Rosam |

Le groupe Vinci confirme sa résilience au premier trimestre 2026 avec un chiffre d’affaires stable et une forte progression des prises de commandes.

Vinci affiche une hausse record des prises de commandes

Le groupe Vinci confirme sa résilience au premier trimestre 2026 avec un chiffre d’affaires stable et une forte progression des prises de commandes.

Un chiffre d’affaires stable à un niveau élevé

Au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires consolidé de Vinci s’établit à 16,3 milliards d’euros, soit un niveau stable par rapport à 2025 (+1 % à change constant).

Cette performance repose sur plusieurs facteurs :

  • Une croissance des services à l’énergie (+4,7 %)
  • Une progression des concessions (+1,4 %)
  • Un recul de l’activité construction, impactée par un contexte plus difficile

À noter également :

  • Une activité en baisse en France (-2 %)
  • Une progression à l’international (+1,1 %), représentant désormais plus de 57 % du chiffre d’affaires

Cela confirme une tendance clé du BTP : la croissance passe de plus en plus par les marchés internationaux et les activités à forte valeur ajoutée.

Des prises de commandes en forte hausse

Le fait marquant du trimestre reste la hausse spectaculaire des prises de commandes, qui dépassent largement l’activité sur la période.

Cette dynamique se traduit par :

  • Une augmentation significative des nouveaux contrats
  • Un carnet de commandes à un niveau record, offrant une forte visibilité à moyen terme

Au 31 mars 2026, le carnet atteint environ 74,9 milliards d’euros, soit près de 15 mois d’activité.

Pour les acteurs du BTP, ce niveau de backlog est un indicateur clé de sécurité et de croissance future.

Les services à l’énergie : moteur de croissance du groupe

La division énergie confirme son rôle central dans la stratégie de Vinci.

Cette activité bénéficie de tendances structurelles fortes :

  • Transition énergétique
  • Électrification des usages
  • Développement des data centers et de l’IA
  • Modernisation des infrastructures industrielles

Résultat : une croissance solide qui compense le ralentissement de la construction traditionnelle.

Construction en recul : un secteur sous pression

L’activité construction recule au premier trimestre, illustrant les tensions actuelles du secteur :

  • Inflation des coûts
  • Ralentissement de certains projets
  • Incertitudes économiques

Par exemple, le chiffre d’affaires construction atteint environ 6,9 milliards d’euros, en baisse d’environ 4,7 %.

Ce recul confirme une tendance globale en Europe : le BTP traditionnel est plus exposé aux cycles économiques.

Une situation financière solide et des perspectives maintenues

Malgré un environnement incertain, Vinci affiche :

  • Une situation financière très solide
  • Une amélioration de l’endettement
  • Des objectifs 2026 confirmés

Le groupe reste prudent face aux risques géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, mais ne revoit pas ses perspectives à ce stade.

Analyse : ce que ces résultats signifient pour le secteur du BTP

Les résultats de Vinci au T1 2026 mettent en évidence plusieurs tendances structurantes :

  1. La montée en puissance des activités énergétiques

Les services à l’énergie deviennent le principal relais de croissance, au détriment du BTP traditionnel.

  1. L’importance stratégique du carnet de commandes

Un backlog record garantit :

  • Visibilité
  • Résilience
  • Capacité d’investissement
  1. L’internationalisation du secteur

Avec plus de 57 % du CA réalisé hors France, Vinci illustre la globalisation du BTP.

  1. Une construction plus cyclique

Le ralentissement de la construction confirme sa sensibilité aux conditions économiques.

Conclusion

Le premier trimestre 2026 confirme la solidité du modèle de Vinci :

  • Chiffre d’affaires stable à un niveau élevé
  • Forte croissance des prises de commandes
  • Leadership des activités énergétiques
  • Résilience financière

Pour les professionnels du BTP, ces résultats illustrent une transformation profonde du secteur : moins centré sur la construction classique, davantage orienté vers l’énergie, les concessions et les infrastructures durables.