« Chez Kobelco, nous avons surtout mis l’accent sur le renforcement de notre image de spécialiste, et notamment sur la démolition », prévient d’emblée Roland Danion. Aujourd’hui, l’offre de Kobelco s’articule autour de deux axes principaux pour « répondre à tous les budgets et types de chantiers », poursuit le responsable. Ainsi, pour les hauteurs intermédiaires (12 m à 13,50 m), le constructeur propose trois modèles équipés de flèches droites : les SK260, SK300 et SK350. Ces machines permettent aux entreprises de s’équiper pour des démolitions standards avec des budgets maîtrisés. Par ailleurs, le segment de la grande hauteur reste le fer de lance de l’image de marque, avec une lignée allant de la SK350 à la SK1300, en passant par les SK400 et SK550. Mais en spécialiste donc, Kobelco a dégainé un nouvel atout, qu’il a présenté en avant-première au dernier salon Conexpo de Las Vegas, la SK650.
SK650 : Le rendement par le poids d’outil
« C’est un modèle mondial pour les marchés américain et européen. Conexpo tombait bien au niveau du timing pour sa présentation, et, de surcroit, elle sera à Intermat l’année prochaine », précise Roland Danion pour qui cette nouvelle pelle « illustre parfaitement la philosophie de Kobelco ». La machine privilégie en effet la capacité de travail à la seule course à la hauteur. Si elle gagne peu en portée verticale par rapport à la SK550 (28,20 m contre 27,50 m), sa véritable force réside dans sa capacité d’outil. Ainsi, la SK650 accepte des outils jusqu’à 3,7 tonnes (contre 2,6 tonnes pour la 550). En outre, en équipement court articulé, sa configuration peut désormais recevoir une rallonge pour atteindre 17,60 m de hauteur avec un outil « impressionnant » de 6,1 tonnes. « L’objectif n’était pas de gagner en hauteur, mais de gagner en capacité de poids d’outil », insiste Roland Danion. Cette puissance accrue garantit un meilleur rendement sur chantier, car en démolition, c’est le poids de l’équipement qui dicte la productivité. De plus, la SK650 se voi affubler de certains atouts, inédits par rapport à ses devancières.
La cabine « Full Glass » : Une visibilité sans précédent
La sécurité et le confort de l’opérateur font également l’objet d’une évolution majeure sur la SK650. La nouvelle cabine de démolition supprime tout montant entre le pare-brise et la vitre de toit, offrant une surface vitrée intégrale. Cette visibilité exceptionnelle est un atout critique pour la précision et la sécurité lors des travaux en hauteur. La SK65O : un best-seller en devenir ? « La SK400 est accessible pour les entreprises qui se professionnalisent, tandis que la SK650 s’adresse aux vrais pros de la démolition qui ont besoin de plus de capacité d’outils », nuance Roland Danion. Et une machine qui viendra asseoir un peu plus l’image de spécialiste de Kobelco.
Vers la démolition urbaine et la conformité 2027
Selon ce dernier, l’avenir de la gamme passera par une densification vers le bas pour répondre à la demande croissante en démolition urbaine. « Une machine de 16 tonnes (présentée à la Bauma) est en cours d’européanisation, et des modèles compacts de 28 tonnes, déjà leaders au Japon, devraient suivre », ajoute-t-il et de prévenir les professionnels sur l’arrivée de la Directive Machine 2027. « Ce texte renforcera la responsabilité des « modifications substantielles ». Contrairement aux machines de terrassement modifiées par des tiers, les pelles Kobelco sont conçues en usine pour durer 15 000 heures en conditions de démolition, garantissant ainsi une conformité CE native et une meilleure valeur de revente sur le marché de l’occasion ». Le constructeur, lui, est prêt.
