Après la finalisation de la base, les équipes s’attaquent aux élévations.
Garantie de durabilité et enjeux esthétiques
Le principal enjeu technique du chantier du Fort Boyard réside dans la gestion du béton armé. En effet, il est particulièrement vulnérable à la corrosion de son armature. Cela provoque le gonflement de l’acier et ainsi l’explosion du béton, causant des sinistres. Pour garantir la longévité des structures, un enrobage minimal de 55 mm autour des aciers principaux est requis.
En outre, l’esthétique de ces ouvrages est une priorité. Ainsi, des planches d’essai ont été utilisées pour valider la teinte et s’assurer que la jonction entre les deux étapes de coffrage soit presque invisible au décoffrage. De même, les coffrages des murs sont matricés. Cette attention aux détails assure un rendu satisfaisant et proche de l’existant.
Le Fort Boyard se prépare à la flottaison
Après avoir achevé toute la partie radiée en janvier, les équipes s’attaquent aux élévations avec les jetés Est et Ouest. Un mur de 9 mètres de haut est en cours de réalisation. Ceci afin de « fermer la boîte » durant la mise en flottaison de l’ouvrage. La zone de construction, initialement dotée de dénivelés en raison de sa fonction première de réception des bateaux, a été transformée en une plateforme Mael plane avec un matériau granulaire drainant. Ainsi, lorsque les ouvrages seront mis en eau, l’eau s’infiltrera sous l’ouvrage et viendra le pousser par-dessous pour le mettre en flottaison.
