Signature du partenariat entre OPQTECC et Gustave Eiffel pour le master ECART

Par Léa Fruchart |

Les deux partenaires se sont réunis le mercredi 27 mai au Sénat pour signer officiellement la collaboration pour la création du master ECART (Économie de la Construction, Architecture, Rénovation, Transformation). Ce master en alternance vise à former des futurs économistes de chantier pour répondre aux enjeux économiques, techniques et environnementaux.
Les deux partenaires se sont réunis le mercredi 27 mai au Sénat pour signer officiellement la collaboration pour la création du master ECART (Économie de la Construction, Architecture, Rénovation, Transformation). Ce master en alternance vise à former des futurs économistes de chantier pour répondre aux enjeux économiques, techniques et environnementaux.

Signature du partenariat entre OPQTECC et Gustave Eiffel pour le master ECART

Aujourd’hui, la plupart des chantiers sont contraints de revoir leur budget à la hausse, et le coût total excède bien souvent le coût initial du projet. Cela s’explique par la difficulté des entreprises à recruter des économistes qualifiés pour les accompagner tout au long du chantier. 

Former les économistes de construction de demain

Le Master ECART répond aux besoins du secteur en assurant la formation en BAC + 5 d’économistes. La formation reposera sur des enseignements académiques structurants, une immersion longue en entreprise à travers l’alternance, et à des cas réels issus d’opérations concrètes. De plus, les étudiants profiteront d’interventions de professionnels du secteur, pour être au contact direct du terrain. 

« Ce master contribue à structurer un maillon essentiel de la chaîne de valeur : l’économie de projet. En formant des professionnels immédiatement opérationnels, nous améliorons la qualité des projets et réduisons les risques. », déclare Matthieu Lamy, président de l’OPQTECC

Une formation complète pour répondre aux enjeux actuels

Ce parcours Bac + 5 se veut professionnalisant, et ainsi sortir de l’approche purement théorique. Il s’articule autour de trois blocs pédagogiques :

  • Le premier se portera sur la pédagogie expérientielle centrée sur les matériaux, avec notamment des visites de sites, des mises en situations et la compréhension des filières. 
  • Le second permettra de revoir les fondamentaux de l’économie de la construction : études de prix, métrés, pièces écrites, afin d’apporter des bases solides
  • Le troisième ouvre sur des compétences plus avancées telles que la gestion de projets complexes, des outils numériques et l’intelligence artificielle. 

Au delà de ces blocs pédagogiques, le master gravite autour de six grands axes de compétences : 

  • Institutionnel et pédagogique
  • Économique et commercial 
  • Technique et technologie
  • Emploi et insertion professionnelle
  • Entrepreneuriat et sécurisation
  • Profession et reconnaissance.

De surcroît, les futurs étudiants pourront bénéficier de mobilités ERASMUS académiques et professionnelles en Europe pour s’ouvrir à l’international. En ce sens, des cours en économie de la construction seront également dispensés en anglais. 

Une dimension recherche permettra également de faire évoluer les pratiques du secteur avec des travaux sur des problématiques ciblées de l’économie de la construction. 

« Ce master est une première étape pour monter en compétence et faire reconnaître l’expertise en économie de la construction. Il faut une vision à 360°, avec des profils curieux et ouverts », ajoute Emmanuel Lafaye, Président UNTEC Île-de-France et formateur.

Des besoins réels du marché 

Ce master répond à un besoin immédiat des entreprises à recruter des profils qualifiés. Il offrira des débouchés immédiats en tant qu’économiste de la construction en cabinet, chargé d’études de prix ou encore responsable économique de projets. 

« L’économie de la construction est au cœur de la transformation des pratiques constructives. C’est un métier clé, mais encore peu mis en avant, alors qu’il joue un rôle fondamental dans la mise en œuvre des projets. », explique Bruno Barroca, Responsable du Master ECART de l’Université Gustave Eiffel 

Au total, le master a reçu plus de 600 candidatures sur la plateforme MonMaster. Seulement 20 places en parcours initial et 5 en continu sont disponibles. Un franc succès qui témoigne de l’envie des étudiants de se former dans ce secteur. 

Les étudiants bénéficieront de 16 semaines d’enseignement sur le campus Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne et seront le reste du temps en entreprise afin d’apprendre sur le terrain.