Le BRGM travaille désormais sur un Référentiel géoscientifique national (RGN). Il entend proposer une vision complète, numérique et prédictive du sous-sol français. À terme, cet outil doit faciliter les projets d’aménagement, réduire les risques et accompagner la transition écologique.
Un modèle 3D à l’échelle nationale
Le futur référentiel ira bien au-delà de la carte géologique traditionnelle. Il réunira, au sein d’une même plateforme, les données sur la géologie, les eaux souterraines, les risques naturels et les évolutions du sous-sol. De plus, il intégrera une dimension temporelle afin d’améliorer les capacités de prévision.
Pour y parvenir, le BRGM modernise ses outils de modélisation. En parallèle, il harmonise ses bases de données et développe une plateforme numérique capable de faire dialoguer l’ensemble des informations géoscientifiques.
Un atout pour les projets d’aménagement
Le Référentiel géoscientifique national doit répondre aux attentes de plusieurs publics. Les collectivités, les services de l’État, les chercheurs, mais aussi les entreprises pourront accéder à une information plus fiable sur le sous-sol. L’objectif est de sécuriser les décisions et d’optimiser les projets d’infrastructures.
Le BRGM prévoit également de démontrer l’efficacité de cette approche sur la métropole d’Orléans dès 2026. Ensuite, le dispositif pourrait être déployé sur le sud du Bassin parisien à l’horizon 2028.
Des applications concrètes pour le BTP
Les grands projets d’infrastructures sont directement concernés. Le partenariat entre le BRGM et la Société des grands projets, maître d’ouvrage du Grand Paris Express, en est une illustration. Les données géologiques et les modèles 3D permettent d’anticiper les contraintes du sous-sol, de mieux maîtriser les risques géotechniques et d’adapter les méthodes constructives. À ce jour, près de 12 000 sondages ont été réalisés sur le chantier du Grand Paris Express.
Les informations collectées alimenteront également la base publique France Géotechnique. Elles serviront ainsi à de futurs projets d’aménagement et à la recherche.
Une stratégie tournée vers la transition écologique
Ce projet s’inscrit dans la stratégie scientifique du BRGM. L’établissement veut renforcer la connaissance du sous-sol afin d’accompagner la décarbonation, la gestion de l’eau, l’exploitation durable des ressources minérales et l’adaptation au changement climatique. Cette approche doit aussi améliorer la prévention des risques naturels et optimiser les usages du sous-sol.
À terme, le Référentiel géoscientifique national doit devenir un outil stratégique. Il permettra aux acteurs publics comme aux entreprises du BTP de disposer d’une connaissance plus fine du sous-sol. Un levier qui pourrait accélérer les projets tout en réduisant les aléas techniques et les coûts liés aux imprévus géologiques.
