Pour ces 8ème Rencontres RSE organisées par Loxam, changement de décor : Le Palais Brongniart en plein cœur de Paris. Devant l’édifice, quelques constructeurs et fabricants de matériels parmi lesquels Wacker Neuson, Magni, Haulotte, JCB, Yanmar ou encore Hilti, Grenner Power Solution, Milwaukee, ou Skyjack avaient exposés quelques machines. Mais pour cette journée exceptionnelle, pas question pour Loxam de spéculer. Bien au contraire !
Le thème choisi cette année, « De l’utopie à la réalité », résume à lui seul l’ambition de l’événement : montrer que la transformation des chantiers ne se joue plus dans les laboratoires ou les démonstrateurs, mais sur le terrain, au contact des contraintes opérationnelles des entreprises.
Pour le leader européen de la location de matériels, l’enjeu dépasse largement la mise à disposition d’équipements. Face aux exigences de décarbonation, aux nouvelles réglementations environnementales, aux tensions sur les délais d’exécution et aux attentes croissantes en matière de sécurité, la profession doit repenser ses pratiques. Et la location apparaît comme un accélérateur de cette mutation. « Le rôle de Loxam est précisément d’accompagner ce passage à l’échelle, en mettant en relation les innovations des constructeurs, les besoins des entreprises et les exigences opérationnelles des chantiers », explique Olivier Grisez, directeur général Rental France de Loxam.
L’électrique à l’épreuve du réel
L’un des fils rouges de cette édition concernait l’électrification des matériels. Si les petites machines ont déjà amorcé leur transition, la question reste entière pour les équipements les plus sollicités sur les chantiers. Loxam a ainsi présenté le retour d’expérience mené avec Equans sur le chantier RTE du poste électrique Flandre Maritime, près de Dunkerque. Sur cette opération mobilisant près de 200 personnes, un chariot télescopique Manitou de 18 mètres 100 % électrique a été testé dans des conditions réelles d’exploitation. Levage de charpentes, manutention d’équipements électriques, contraintes d’autonomie : l’objectif était moins de valider une promesse marketing que d’identifier précisément les usages pertinents de l’électrique. Une approche pragmatique qui s’inscrit dans la stratégie Loxgreen du groupe : tester, mesurer et accompagner les clients dans le choix des solutions bas carbone les plus adaptées à leurs besoins.
Quand l’IA devient un allié de la prévention
Autre transformation majeure observée sur les chantiers : l’arrivée progressive de l’intelligence artificielle dans les dispositifs de sécurité. Caméras de recul intelligentes, systèmes anti-collision, détection automatisée d’obstacles… Les matériels présentés témoignent d’une évolution profonde de la prévention des risques. Loxam a notamment investi dans des équipements équipés de caméras assistées par IA, capables de réduire les fausses alertes tout en améliorant la détection dans des environnements complexes. Des dumpers intégrant des systèmes pouvant alerter, ralentir ou freiner automatiquement étaient également exposés. Loin de remplacer les opérateurs, ces technologies visent à renforcer leur vigilance et à mieux prendre en compte la coactivité, devenue la norme sur les grands chantiers.
Réinventer la location
Au fil des échanges, un message s’est imposé : la transition du BTP ne reposera pas sur une technologie miracle. Elle passera par une combinaison de solutions – électrification lorsque les usages le permettent, hybridation des énergies, digitalisation des parcs, sécurité augmentée – mais aussi par une évolution des modèles économiques. En privilégiant l’usage plutôt que la propriété, la location s’inscrit pleinement dans les principes de l’économie de la fonctionnalité. Elle favorise une meilleure utilisation des matériels, prolonge leur durée de vie et contribue à une gestion plus responsable des ressources. Au final, c’est peut être Thierry Lahuppe, directeur Matériels du groupe Loxam qui résume le mieux toutes problématiques : « il s’agit de travailler en filière, en co-construction entre clients, opérateurs, constructeurs et loueurs ». Demain, c’est maintenant !
