À la tête de Barret Chantiers Ganathains depuis 1989, Daniel Barret est de ces entrepreneurs passionnés qui, une fois lancés, pourraient vous raconter anecdote sur anecdote, tout en déballant des photos-souvenirs liées à son parcours professionnel. Sportif, énergique, tantôt affable, tantôt discret, Daniel Barret a créé et fait évoluer cette petite PME spécialisée dans la démolition, le terrassement et le recyclage, située à Genay, à quelques encablures de Lyon. Des faits d’armes, il en compte à la pelle, mais son parcours lui vaut surtout d’être le témoin privilégié de l’évolution d’une marque et de son distributeur historique, en l’occurrence Hitachi et Teramat. « Je pense que le parcours de mon entreprise est indissociable de ces deux entités », acquiesce-t-il. Effectivement.
Fan inconditionnel d’Hitachi
C’est donc à la fin des années 80 que Daniel Barret se lance dans l’aventure avec l’idée « de faire tous les métiers liés aux TP ». Un parcours initiatique démarré avec une chargeuse H50, un Yumbo 3945 ou encore un tractopelle MF50 B. Des reliques aujourd’hui, mais pour lesquelles Daniel Barret garde un souvenir presque ému. Il suffit de voir l’entrepreneur montrer avec fierté les photos de « ses » machines épinglées au mur de son bureau. Nostalgie, quand tu nous tiens. Tout bascule alors quand Hitachi prend peu à peu pied sur le marché français. Le responsable commercial régional de l’époque, Gilles Reynard, avec qui Daniel Barret avait noué des liens forts jusqu’ici, sera également à l’origine d’une relation qui dure toujours. « Cette amitié professionnelle et personnelle avec Gilles Reynard m’a permis de connaître la marque Hitachi et les matériels dont je suis un inconditionnel depuis lors. Parallèlement, j’ai aussi assisté à la naissance de Teramat, dont je suis client dès le départ », témoigne encore Daniel Barret. C’est le moins que l’on puisse dire. BCG compte 10 machines orange dans son parc (il en a acheté 17 au total !) et a connu toutes les évolutions de la marque. Parmi les modèles emblématiques, le dirigeant cite la 225, « celle qui m’a le plus marqué, j’en compte d’ailleurs 3 ». Aujourd’hui, il reconnaît que la ZX375 le « fait rêver ».
« L’autre showroom du nord de Lyon »
Outre la marque, la relation avec Teramat, le distributeur du constructeur japonais dans la région, est, elle aussi, indéfectible. « Nous l’appelons le showroom du nord de Lyon », s’amuse Anthony Gonin, attaché commercial Teramat, qui est chez BCG comme chez lui, tant les liens sont étroits. Un sentiment que ne dément pas Daniel Barret : « Nous bénéficions effectivement d’une relation privilégiée. Teramat est à mon écoute et me soutient constamment. Outre la qualité du matériel, leur politique SAV est un exemple à mettre en avant », salue-t-il. Daniel Barret, toujours nostalgique, n’oublie pas qu’Hitachi et Teramat ont toujours été présents depuis le début et que c’est avec ces deux enseignes qu’il a pu professionnaliser son entreprise. « Les débuts furent compliqués avec des machines d’un autre temps, mais dès que nous avons pu obtenir nos premiers matériels neufs, et de surcroît Hitachi, la confiance des clients s’est fait sentir et les chantiers se sont accumulés », ajoute-t-il encore.
Dans un contexte un peu plus compliqué aujourd’hui, Daniel Barret se concentre notamment sur les travaux de démolition, secteur qu’il affectionne particulièrement. « Nous n’avons pas investi depuis presque 2 ans, la dernière livraison en matériel date du 1er janvier 2025. Les particuliers sont sur la réserve et les chantiers sont difficiles à obtenir au regard de la situation économique », glisse-t-il, lucide. Enfin, pour le dirigeant, le changement de nom d’Hitachi en Landcros, prévu pour avril 2027, ne change pas la donne. En passionné qu’il est, il confie : « Cela ne changera rien si seul le nom évolue, mais que les performances perdurent et que le service de Teramat reste toujours aussi approprié. Nous continuerons comme avant », conclut-il. Il sera temps alors d’acquérir la tant rêvée ZX375. Qui sait ?
